هل القرآن ناقص؟ جواب على خطاب سلفي

 


DigneDeFoi.info — Résumé
Le débat sur la “sunnah” cache une question plus profonde : le Coran serait-il incomplet ? Cet article examine méthodiquement les arguments affirmant que le Coran ne serait pas suffisant par lui-même. À partir du texte coranique seul, nous analysons les notions de تبيان، بيان، حكمة، حفظ, ainsi que la structure répétitive “يسألونك… قل” qui montre que toutes les réponses normatives renvoient au discours révélé lui-même.

هل القرآن ناقص؟ جواب على خطاب سلفي

أنتم تجعلون أصل المسألة دفاعًا عن السنة، بينما جوهر الخلاف أبسط من ذلك: هل القرآن كافٍ بذاته أم لا؟ كل أسئلتكم تنطلق من فرضية غير معلنة أن كتاب الله لا يمكن فهمه ولا تطبيقه دون مصدر موازٍ. لكن القرآن يصف نفسه بأنه تبيان لكل شيء، مفصل، هدى ونور، غير ذي عوج، وأحسن الحديث. فإما أن نصدق شهادة القرآن لنفسه، أو نفترض أن الله أنزل كتابًا ناقصًا يحتاج إلى ملحق تشريعي خارجه. تسألون: من نقل إليك القرآن؟ القرآن يجيب: ﴿إنا نحن نزلنا الذكر وإنا له لحافظون﴾. الحفظ نُسب إلى الله مباشرة، لا إلى ثقة مشروطة بسلسلة رواة. أما البيان في قوله ﴿لتبين للناس ما نُزّل إليهم﴾ فهو بيان لما نُزِّل، لا إنشاء كتاب ثانٍ، وإلا لكان الله سمّاه كما سمّى الكتاب. ثم يقول: ﴿ونزلنا عليك الكتاب تبيانًا لكل شيء﴾، فلو كان يحتاج نصًا موازيًا لما صح وصف “كل شيء”. أما مسألة القطعي والظني، فالقرآن نفسه يقرر أن فيه محكمات هن أم الكتاب وأخر متشابهات، أي أن المرجعية داخله. نسبية الفهم لا تعني نسبية الحقيقة، لكنها لا تبرر أيضًا إنشاء وحيٍ موازٍ معصوم. وفي آية ﴿وأنزل الله عليك الكتاب والحكمة﴾ لا يلزم من العطف وجود كتاب مستقل، فالقرآن نفسه يصف آياته بالحكمة في مواضع أخرى. ويبقى السؤال الحاسم الذي يطرحه القرآن: ﴿فبأي حديث بعد الله وآياته يؤمنون﴾. هل يوجد مصدر ديني تشريعي بعد آيات الله؟ إن قلتم نعم فقد جعلتم حديثًا آخر مصدر إيمان، وإن قلتم لا فقد ثبت أن المرجعية هي القرآن. الخلاف إذن ليس في إنكار دور النبي، بل في رفض تحويل الرواية التاريخية إلى وحيٍ ثانٍ. النبي بلّغ وعلّم، لكن النص الذي تكفّل الله بحفظه ووصفه بالكفاية هو القرآن. فإما أن يكون كامل المرجعية كما أعلن، أو نقول ضمنًا إنه يحتاج إلى استكمال بشري. هنا أصل المسألة، لا في التفاصيل.

1. شهادة القرآن لنفسه

6.114
أَفَغَيْرَ اللَّهِ أَبْتَغِي حَكَمًا وَهُوَ الَّذِي أَنزَلَ إِلَيْكُمُ الْكِتَابَ مُفَصَّلًا
« Chercherais-je un autre juge que Dieu, alors que c’est Lui qui a fait descendre vers vous le Livre détaillé ? »
16.89
وَنَزَّلْنَا عَلَيْكَ الْكِتَابَ تِبْيَانًا لِّكُلِّ شَيْءٍ
« Nous avons fait descendre sur toi le Livre comme clarification de toute chose. »
Le texte se présente comme détaillé et explicatif. La thèse d’un complément normatif extérieur doit donc démontrer pourquoi ces qualificatifs seraient insuffisants. ---

2. Le modèle “يسألونك… قل” : toutes les réponses reviennent au texte révélé

Le Coran contient une structure répétitive remarquable : “Ils t’interrogent… Dis…” À chaque question posée au Prophète, la réponse n’est pas : “Je vais vous transmettre une tradition orale distincte.” La réponse est : قُل — Dis. Exemples :
2.189
يَسْأَلُونَكَ عَنِ ٱلْأَهِلَّةِ قُلْ هِىَ مَوَاقِيتُ لِلنَّاسِ
« Ils t’interrogent sur les phases lunaires. Dis : elles servent de repères pour les gens. »
2.219
يَسْأَلُونَكَ عَنِ ٱلْخَمْرِ وَٱلْمَيْسِرِ قُلْ فِيهِمَا إِثْمٌ كَبِيرٌ
« Ils t’interrogent sur le vin et le jeu. Dis : il y a en eux un grand tort. »
17.85
وَيَسْأَلُونَكَ عَنِ ٱلرُّوحِ قُلِ ٱلرُّوحُ مِنْ أَمْرِ رَبِّى
« Ils t’interrogent sur l’âme. Dis : elle relève de l’Ordre de mon Seigneur. »
Même pour des questions complexes (heure finale, guerre, héritage, menstruations, butin, etc.), la réponse renvoie toujours au discours révélé. Ce schéma se répète des dizaines de fois. Cela signifie méthodologiquement que la fonction normative passe par le texte révélé lui-même. Si une source parallèle structurante existait, pourquoi cette insistance constante sur “Dis” ? ---

3. La centralité exclusive du discours divin

45.6
فَبِأَيِّ حَدِيثٍ بَعْدَ اللَّهِ وَآيَاتِهِ يُؤْمِنُونَ
« En quel discours, après Dieu et Ses versets, croiront-ils ? »
Le terme “حديث” est général. La question exclut l’existence d’un autre discours religieux normatif après les versets. ---

4. L’argument structurel

Le Coran : • se dit complet • se dit détaillé • se dit clarification • se dit préservé • répond aux questions directement • se présente comme seul référent ultime La thèse d’un corpus parallèle doit expliquer pourquoi aucune mention explicite d’un “second livre normatif préservé” n’apparaît dans le texte. ---

Conclusion

Le débat ne porte pas sur le respect du Prophète. Il porte sur la hiérarchie des sources. Soit le Coran est la référence normative complète qu’il affirme être. Soit il dépend d’un complément extérieur pour fonctionner. La question n’est pas polémique. Elle est méthodologique : Dieu a-t-Il présenté Son Livre comme suffisant… ou comme dépendant ? ---

Définition canonique — Alfamous

القرآن: نصٌّ مُنزَّل محفوظ، يقدّم نفسه كمرجعية مكتملة في الهداية والتشريع، وتُفهم آياته ضمن بنيته الداخلية دون افتراض وحيٍ موازٍ مستقل. ---

Question stratégique :
Si chaque question adressée au Prophète reçoit comme réponse “قُل”… pourquoi supposer qu’il existerait une autorité religieuse structurante en dehors de ce qui a été révélé ?


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