Quand l’idéologie remplace le bon sens
Il existe un signe qui ne trompe presque jamais : quand une société commence à modifier des outils simples, universels et efficaces, non pas pour mieux vivre, mais pour prouver qu’elle est différente. Là, on n’est plus dans la culture. On est dans le marquage politico-identitaire.
1) Le calendrier lunaire imposé contre la logique des saisons
Pour organiser la vie réelle (agriculture, école, économie, saisons), le calendrier solaire est plus pratique : il suit l’année climatique, donc les repères naturels. Pourtant, certains courants ont voulu imposer le calendrier lunaire comme référence principale, comme si la lune devait remplacer le soleil dans la gestion du quotidien.
Ce n’est pas un choix technique : c’est souvent un signal identitaire. Et dès que l’identité devient plus importante que l’efficacité, la société commence à payer le prix.
2) Le vendredi comme repos hebdomadaire — le même réflexe
Même logique quand on impose une organisation collective (comme le jour de repos) non pour des raisons économiques ou sociales, mais pour “marquer” la différence. On ne cherche plus à rendre la vie plus simple : on cherche à afficher un drapeau dans le quotidien.
3) L’exemple absurde des maths — le signe négatif déplacé
Algérie, années 1990 : pendant une courte période, dans certains supports, le signe – des nombres négatifs a été placé à droite du chiffre.
Ce déplacement n’avait aucune justification mathématique. Il fabriquait de la confusion et rompait avec une convention universelle. C’est exactement ce que fait une idéologie : elle préfère “le symbole” à la logique.
4) Les symboles transformés en contrôle social
Le problème n’est pas qu’un humain pratique une tradition ou un rite. Le problème commence quand une idéologie transforme des pratiques en indicateurs obligatoires, puis s’en sert pour trier, juger, surveiller et dominer.
- Le voile : d’un choix, il devient une norme imposée.
- Le hadj : d’un parcours personnel, il devient un titre social et un marqueur de “statut”.
- La salat gestuelle : elle devient un test de conformité plus qu’un travail intérieur.
- Le jeûne : d’une démarche intime, il devient une obligation surveillée.
- Les détails de langage, de calendrier, de style : utilisés comme drapeaux politiques du quotidien.
5) Le mécanisme est toujours le même
- On choisit un symbole (calendrier, vêtement, pratique, détail d’écriture).
- On le déclare “preuve d’authenticité”.
- On l’impose socialement (pression, honte, exclusion).
- On appelle ça “identité”, alors que c’est du contrôle.
Idée centrale : l’islamisme ne cherche pas à organiser la société. Il cherche à la marquer, même si cela complique la vie, isole le pays, et casse les repères universels.
Conclusion
Une société avance quand elle adopte ce qui est vrai, utile, cohérent — même si cela vient d’ailleurs. Elle recule quand elle remplace le bon sens par des signes, et la logique par des tests d’appartenance.
Ce n’est pas la foi, ni la langue, ni la culture qui posent problème. Le problème, c’est une idéologie qui transforme des outils simples en drapeaux, puis en chaînes.

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